Brèves
- Juillet 2012: Femmes solidaires s’indignent du sort réservé aux footballeuses du monde
- Juillet 2012: Café féministe 10 juillet avec Fabienne Broucaret et Annie Sugier
- Juillet 2012: Prostitution : Najat Vallaud-Belkacem veut l’abolition
- Juin 2012: Turquie, Appel à la solidarité nationale et internationale
- Juin 2012: Projet de loi sur le Harcèlement sexuel
Moi je resterai fidèle à l’esprit
Qu’on a vu paraître avec la Commune
Et qui souffle encore au coeur de Paris
Ah qu’il vienne au moins le temps des cerises
avant de claquer sur mon tambourin
et qu’on m’ait poussé dans le dernier train… "
Jean Ferrat, Les cerisiers
« Un samedi après-midi gris que ce 13 mars 2010 et une phrase qui revient en boucle :
Jean Ferrat nous a quitté-es. Presque silencieusement, discrètement comme il avait vécu ces dernières années. Je croise des dizaines de femmes et d’hommes dans les jours qui passent et toujours la même émotion, l’une a perdu un ami, l’autre est en deuil d’un proche. Bien sûr il y a l’artiste , le poète , le chansonnier à succès, qui a bercé notre vie quel que soit notre âge , qui manquera au monde des arts, mais cela ne suffit pas à expliquer l’attachement populaire profond de plusieurs générations à l’homme. Chacun de nous entretenait avec Jean Ferrat un rapport particulier sans jamais avoir versé dans l’idolâtrie ridicule dont se gargarise le show business d’aujourd’hui. Notre relation avec lui se situe au-delà de la mort dans sa capacité à réveiller en chacun de nous l’indignation face à l’injustice. Il incarne pour toujours, grâce à ses textes, la possibilité d’un monde meilleur. Nous avons ouvert à trois femmes notre page hommage, son amie Francesca Solleville, Sabine Salmon, présidente nationale de Femmes solidaires el Soad Baba-Aïssa, militante féministe, trois voix unanimes qui rappellent combien le monde sera moins beau sans ce " compagnon de route de la cause des femmes ".
Nous avions toutes rêvé comme dans l’une de tes chansons, Les cerisiers, que le temps de l’égalité sociale et de genre arrive, que les guerres s’arrêtent et que tous nos engagements communs voient enfin une issue positive. Ce que nous pouvons te promettre Jean, c’est que cette chanson, Les cerisiers, continuera de raisonner dans les colonnes de notre journal dont tu étais lecteur - jusqu’à ce « qu’il vienne au moins le temps des cerises… "
Carine Delahaie, rédactrice en chef
