brèves
- Juillet 2012: Femmes solidaires s’indignent du sort réservé aux footballeuses du monde
- Juillet 2012: Café féministe 10 juillet avec Fabienne Broucaret et Annie Sugier
- Juillet 2012: Prostitution : Najat Vallaud-Belkacem veut l’abolition
- Juin 2012: Turquie, Appel à la solidarité nationale et internationale
- Juin 2012: Projet de loi sur le Harcèlement sexuel
Edito n°122
La Journée du 25 novembre pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes permet de sensibiliser l’opinion à ce phénomène et tenter d’y mettre un terme. Cette année, plus que jamais, la tâche s’avère ardue tant les violences et discriminations fusent de toutes parts, parfois évidentes, souvent insidieuses.
En France, une femme sur dix est victime de violences conjugales qui ont des répercussions graves sur sa santé physique et/ou mentale mais aussi celle de ses enfants. Née de la mobilisation féministe, la loi de juillet 2010 reconnaît enfin la dangerosité des hommes violents pour les femmes et les enfants. Une véritable avancée, même s’il faut aller plus loin.
La réforme des retraites met en lumière la violence des discriminations dont les femmes sont victimes tout au long de leur parcours professionnel. Au final, elles devront se contenter d’un peu plus de la moitié de ce qu’un homme peut espérer. Et quand on apprend que sur 134 pays, la France se classe au 127e rang mondial pour l’égalité salariale*, on se dit qu’il y a du pain sur la planche. Mais comment redresser la barre alors que, dix ans après le vote de la loi sur la parité, seul un parlementaire sur cinq est une femme !
Pendant ce temps-là, les lobby religieux grignotent du terrain et pour défendre l’IVG, c’est la croix et la bannière… Rendez-vous le 6 novembre pour manifester avec Claramagazine et Femmes solidaires.
Pour recharger les batteries et repartir de plus belle en 2011, n’oublions pas de profiter des fêtes de fin d’année pour lire, nous divertir et partager de bons moments avec nos proches mais aussi celles et ceux qui ont besoin de nous, à l’exemple des Roms et du formidable élan de solidarité de Choisy-le-Roi. Et n’oublions pas la petite fille du conte d’Andersen qui, exploitée par son père, grattait ses allumettes dans le froid de Noël. N’est-ce pas un peu grâce à elle que nous sommes devenu-es féministes ?
